Méthodologie

Comment nous vérifions et classons les constructeurs

Cette page décrit exactement ce que nous faisons — nos sources, notre règle de tri, notre calcul de complétude — et ce que nous ne faisons pas. Aucune donnée propriétaire, aucun score, aucun rang vendu.

Nos sources et leurs dates

Deux sources publiques, actualisées automatiquement chaque semaine :

  • Sirene (INSEE) — répertoire officiel des entreprises et établissements : identité, activité (code NAF), siège, effectif salarié, dirigeants (données publiques RNE).
  • BODACC — Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales : annonces de procédures collectives, reproduites telles que publiées, avec leur date, leur type d'avis et le tribunal concerné.

Chaque fiche affiche la date de sa dernière vérification — c'est-à-dire la date du dernier passage de notre pipeline de collecte, pas la date de mise à jour par les sources elles-mêmes. Aucune fiche n'est modifiée à la main.

La règle de tri

Les listes (page département, pages commune) sont classées par complétude de fiche décroissante, puis, à égalité, par ancienneté — le constructeur le plus ancien passe devant. C'est la seule règle de tri, elle est publiée ici et appliquée sans exception : le rang n'est jamais vendu.

Le calcul de complétude

La complétude compte 6 rubriques publiques par fiche. Trois comptent systématiquement, car elles sont toujours renseignées ou constituent en elles-mêmes une information vérifiée :

  • Identité (nom, SIREN) — vient de l'immatriculation, toujours présente.
  • Activité (code NAF) — idem.
  • Annonces BODACC — même l'absence d'annonce est une réponse vérifiée et datée, pas une case vide.

Les trois autres varient réellement d'une fiche à l'autre, selon ce que Sirene et les greffes ont publié :

  • Siège (commune, code postal) connu.
  • Tranche d'effectif salarié connue.
  • Comptes annuels déposés (chiffre d'affaires, résultat) disponibles.

La complétude décrit donc la fiche, pas la santé ni le sérieux de l'entreprise : une fiche à 3/6 correspond simplement à une entreprise qui n'a pas encore déposé de comptes ou dont l'effectif n'est pas déclaré.

Le périmètre des listes et le seuil des pages commune

Les fiches sont indexables pour les constructeurs établis (siège en Gironde, activité suffisamment caractérisée). Les micro-structures restent consultables via la recherche mais leur fiche reste noindex tant qu'elle n'atteint pas le seuil de complétude.

Les listes — accueil, page département, pages commune — ne retiennent que le code NAF 41.20A (« construction de maisons individuelles »). Les entreprises classées en 41.20B (construction d'autres bâtiments, ex. les généralistes du gros œuvre) gardent une fiche consultable et indexable — on peut les vérifier comme les autres — mais elles n'apparaissent dans aucune liste « constructeurs de maisons individuelles », car ce n'est pas leur activité déclarée.

Une page commune n'est publiée et indexée que si elle compte au moins 3 constructeurs 41.20A établis dont le siège s'y trouve. En dessous de ce seuil, la densité d'information serait trop faible pour rendre la page utile — les constructeurs concernés restent trouvables via la fiche département et la recherche interne.

Ce que nous ne faisons pas

  • Pas de score. Aucune note, aucune étoile, aucun indicateur composite ne résume une fiche.
  • Pas de rang vendu. L'ordre des listes suit uniquement la règle de tri publiée ci-dessus ; aucun constructeur ne peut payer pour être mieux classé ou mis en avant.
  • Pas de jugement sur la santé financière. Nous reproduisons les données publiques telles que publiées, datées et sourcées. « Vérifier » décrit notre processus de collecte, jamais un jugement de fiabilité sur l'entreprise.
  • Pas de données propriétaires. Aucune estimation de prix, de délai ou de qualité qui ne proviendrait pas d'une source publique citée.

Marché local : prix des terrains et permis de construire

Deux sources publiques supplémentaires alimentent les pages commune et la page prix des terrains en Gironde , actualisées mensuellement :

  • DVF (Demandes de valeurs foncières) — Etalab/DGFiP : les mutations immobilières notariées, dont nous ne retenons que les ventes de terrains nus (aucun bâti sur la parcelle, hors donc les ventes de maisons ou d'appartements).
  • Sitadel — SDES (ministère chargé du Logement) : les permis de construire autorisés, dont nous ne retenons que les logements « individuel pur » (maison isolée, hors lotissements groupés).

Les règles de calcul, publiées ici en détail :

  • Seules les mutations de type « Vente », portant sur un terrain 100 % nu (sans nature de local bâti associée et une surface de terrain renseignée), sont retenues.
  • Seules les ventes dont les parcelles sont classées au cadastre en nature de culture « sols » ou « terrains à bâtir » sont retenues : ces deux catégories couvrent le foncier constructible (parcelle classée à bâtir, ou sol de propriété bâtie/artificialisée). Les parcelles agricoles, forestières et de loisir (terres, prés, vignes, landes, bois, futaies, jardins, terrains d'agrément) sont écartées — leurs prix, de l'ordre de 3 à 25 €/m², décrivent un autre marché et écraseraient les médianes des communes rurales ou forestières. Une vente mêlant parcelle constructible et parcelle agricole est écartée entière : son prix global ne peut pas être attribué au seul terrain constructible.
  • Le prix retenu par vente est la valeur foncière rapportée à la surface du terrain (€/m²) ; les ventes dont le prix au m² sort d'une fourchette de 1 à 3 000 €/m² sont écartées comme aberrantes (erreur de saisie, vente en indivision partielle, etc.).
  • Les ventes dont la surface totale est inférieure à 100 m² sont également écartées : ce sont le plus souvent des micro-cessions entre voisins (régularisation de clôture, fonds de parcelle), pas des terrains à bâtir.
  • Par commune et par année, nous publions la médiane du prix au m² et la médiane de la surface — la médiane résiste mieux qu'une moyenne aux ventes extrêmes.
  • Une commune n'est publiée que si elle compte au moins 5 ventes retenues sur l'année : en dessous, la médiane serait statistiquement trop instable pour être affichée. Ce seuil était de 10 avant l'introduction du filtre de nature de culture ; sur un périmètre désormais homogène (constructible uniquement), 5 ventes sont un signal plus fiable que ne l'étaient 10 ventes mêlant terrains à bâtir et parcelles forestières.
  • Le classement cadastral ne vaut pas certificat d'urbanisme. La nature de culture reflète l'usage fiscal de la parcelle, pas le PLU : seule une demande de certificat d'urbanisme garantit la constructibilité d'un terrain donné.
  • La carte « Commune la moins chère » applique un plancher éditorial supplémentaire (médiane ≥ 10 €/m²), filet de sécurité contre les communes dont les ventes retenues seraient majoritairement hors marché constructible ; le tableau complet ci-dessous, lui, reste intégral et liste toutes les communes publiables.
  • DVF est publié avec un délai de plusieurs mois après les ventes (latence de saisie notariale et de traitement DGFiP) : les mois les plus récents d'un millésime sont donc sous-représentés au moment de la publication.

Comme pour Sirene et BODACC, aucune fiche ni page prix n'est modifiée à la main : les chiffres sont recalculés par notre pipeline de collecte à chaque mise à jour, et chaque page indique le millésime affiché.

Qualifications RGE

Les qualifications RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) affichées sur les fiches proviennent de l'open data de l'ADEME, rapprochées de nos constructeurs par SIREN. Une qualification n'apparaît que si son SIRET correspond à un SIREN déjà suivi ; libellé de qualification, organisme certificateur et date de validité sont repris tels que publiés par l'ADEME, avec la date de notre dernière collecte.

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